
Dans un resto de notre ville (le charivari pour ne pas le nommer), ils servent une “potence” : très impressionnant plat de cubes de boeuf flambés au whisky présentés sur une espèce de fléau d’arme pendu. Le jus de la viande coule sur un merveilleux gratin de pommes de terre et le tout est servi avec de délicieuses sauces, parmi lesquelles notre favorite, une sauce jaune, au goût prononcé et par-dessus tout mystérieuse.
Cela a la texture d’une mayonnaise, un petit goût d’aïoli mais la couleur est bien trop jaune pour ne pas contenir une épice inconnue.
Enfin bref, après moultes recherches et essais nous ne sommes toujours pas parvenus à trouver de quoi il s’agissait mais nous avons découvert la sauce rouille ! Quelle merveille ! Je ne comprends toujours pas pourquoi cela ne fait partie des classiques sauces pour accompagner les viandes au côté de la bearnaise !
Je la préparais avec 1/2 cuillère à soupe de paprika et une pointe de couteau de cayenne mais à Nice (à “La maison de l’olive”) je me suis acheté 100g de mélange d’épices “rouille” et j’ai appris qu’ils ajoutaient entre autre du safran. L’épicière m’a aussi annoncé qu’une rouille traditionnelle ne se monte pas à la moutarde mais avec une pomme de terre écrasée, je n’ai pas encore tenté l’expérience.
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Ingrédients :
- un jaune d’oeuf
- une cuillère à soupe de moutarde
- huile d’olive
- une gousse d’ail

- mélange d’épices “rouille” (ou paparika, piment de cayenne et safran)


Fouetter le jaune d’oeuf et la moutarde et monter à l’huile d’olive comme une mayonnaise. Ajouter la gousse d’ail pressée et les épices. Goûter. Laisser reposer une demi-heure au frais au moins avant de servir.
Délicieux avec de la viande rouge ou des brochettes de poulet ou de porc. Apparemment aussi avec de la bouillabaisse mais (je sais, ce n’est pas bien) je n’ai jamais goûté.




















Cette magnifique recette qui signifie petit (‘je) pot (pot) de viande (vleesch) se prononce [potdjeuvlètch] et s’écrit “pot’je vleesch” ou “potjevleesch” dans le Nord. Mais à vrai dire les Belges l’écrivent autrement et la plupart des brasseries ou boucheries l’écrivent à leur manière et préfèrent souvent l’abréviation potje ou potch’. Je ferai peut-être un post sur le pot’je maison mais je n’en ai fait qu’une seule fois et même si c’est très bon, cela coûte beaucoup d’effort et de temps sans être exceptionnellement meilleur que celui que l’on peut trouver dans le commerce.




Lorsque l’on veut manger quelque chose du bout des doigts, on pense rarement à manger du poisson. Pourtant, une grignot’ directement importée par mon amoureux (made in Calais) consiste à déguster du hareng ou du maquereau fumé avec une tartine de beurre et une tasse de thé. J’ai d’abord été très étonnée par la tasse de thé mais en fait le tout se marie assez bien et rien ne vous empêche de vous contenter du poisson et de la tartine.